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A méricaines

Thank you  ©Banksy.

 

L'auteur de ce site avait tout prévu: une équipe de talentueuses et talenteux intellos avec les pieds sur terre, des mains sur le volant, la parole facile, claire et un peu lyrique mais avec des analyses fines et basées sur des faits et une éthique radicale socialisto-anarchiste trempée dans un sens commun chomskyen le rejoindraient ici et cette aventure que sont les "Chronam", les "Chroniques Américaines", deviendrait une épopée fantastique, un lieu de rencontres qui participerait, quoique modestement, à inspirer les unes et les autres, à les informer, les divertir, et rendre le monde un peu meilleur.

Seulement voilà. Personne n'est venu frapper à la porte. Il s'est retrouvé tout seul, avec tant d'autres projets que les chronams sont restées de côté, quelque peu abandonnées...

Alors il s'est mis, puis remis, tout seul à les faire, à les raconter ces chroniques, avec le peu de temps qu'il avait sur les mains. Il a plié la mission et tous ces beaux mots, et s'est mis à écrire ce paragraphe, pas trop sérieux.

Il a laissé, en bas de page, comme une note, les ambitions premières pompeuses, avec mission, contexte politique, raison d'être et autres. Ça donne une idée, quoi.

Aujourd'hui, l'ambition reste la même, mais encore plus modeste: informer, inspirer peut-être, divertir parfois, accompagner quelques autres personnes de par le monde francophone en parlant des États-Unis, de sa politique, de sa culture; d'ici et d'ailleurs.

 

J'espère que vous apprécierez. Je fais de mon mieux.

 

L'auteur

Fabrice Usman, Ph.D., vit à New York, dans le Bronx. Il a vécu à travers les États-Unis depuis plus de 15 ans, après quelques années au Québec au début des années 2000. Il a grandi en Provence. Il est Professeur, ou plutôt Associate Professor à l'Université de Regis, aux États-Unis. Il est spécialiste de la résistance en France et de la décolonisation dans l'après-guerre et de la Nouvelle gauche française. Il s'intéresse depuis de nombreuses années aux médias, aux questions de justice et au monde social, bref au politique, à la littérature aussi. Il est interdisciplinaire, quoi. Il est en train d'écrire la biographie du résistant et journaliste Claude Bourdet.

fu[at]chroniquesamericaines[dot]com

​​Mission

L’objectif de ce site est de proposer des observations, analyses et critiques depuis et sur les États-Unis principalement. Parfois, peut-être, sur tout autre chose.

Ces chroniques puisent leur matériel dans le journalisme indépendant et les sciences humaines, les histoires et la théorie, le vécu et la vie intellectuelle anglophone et francophone.

Notre mission est de commenter l'actualité en privilégiant l'analyse structurelle de la société, de la politique, de l'idéologie, et de la culture en général –– mais pas seulement.

Il s'agit avant tout de parler de ce qui nous plaît –– et de ce qui ne nous plaît pas.

Contexte politique

Étant donné l’importance mondiale des États-Unis sur des questions de premier ordre telles que le changement climatique, le risque de destruction nucléaire, les conflits internationaux, les inégalités économiques et sociales, les mouvements politiques, etc., il semble utile d’être informé sur le fonctionnement social, politique et culturel des U.S.A.

 

Il est question de se joindre à la conversation.

 

De nos jours, toute politique nationale est une politique internationale, et cela est particulièrement vrai dans le cas de l'empire américain. Il est donc question, implicitement ou non, de politique internationale.

Parler avec les autres, parler avec soi.

Raison d'être politique

Mais la raison d'être de ce site n'est pas d'ordre géographique, elle est conceptuelle : le constat que le principe organisateur de notre société à l'échelle mondiale promeut la destruction de l'environnement naturel et social, accentue les inégalités, perpétue guerres et famines, crée de l'extrême pauvreté, isole les individus et les collectivités dans une compétition malsaine. Ce principe est celui de la quête perpétuelle du profit, quête qui est devenue une éthique et une pratique, mais plus encore: un principe organisateur des relations entre nous, entre les objets et nous, entre tout, tout.e.s et tous.

Comment se parle-t-on?

C'est une idéologie, mais ce n'est pas que ça. Elle est hégémonique, transparente comme l'air que l'on respire, certes ; et elle est opérante, sorte de logique qui dicte les pratiques du supermarché du coin, des cours boursiers, de la police sociale, et de tout le reste. 

Cette idéologie a une histoire, a des traces, des preuves, des faits, et il nous faut conter et saisir cette histoire et ses exemples, même modestement, pour expliquer les phénomènes qui nous entourent et nous habitent.

Aujourd'hui, cette idéologie a un nom, imparfait comme tout nom mais clairement établi dans le temps et dans l'espace, et c'est le néolibéralisme.

Comment s'organise-t-on?

 

Critique du projet néolibéral

L'analyse historique et politique, mise au service d'une éthique de la société, d'un souci d'épanouissement de la communauté et notamment de ses membres les plus socialement défavorisés, mène aujourd'hui, en toute logique, vers une critique du projet néolibéral.

Penser critique.

Dans le même temps, cette analyse nous rend solidaires de toutes les luttes antiracistes, antisexistes, anticoloniales et autres, solidaires de tous les efforts contre la menace nucléaire, le dérèglement climatique et les guerres, solidaires de tous les engagements pour les libertés fondamentales de chacun et la protection des plus vulnérables, victimes individuelles ou collectives de problèmes systémiques.

Vivre solidaires.

Vision et réalité

Les chroniques puisent leur inspiration dans une vision éthique et une réalité empirique.

Vision utopiste d'une société égalitaire, solidaire, basée sur la liberté de chacun et de tous : cet horizon moral est un guide. Il se nourrit de la riche tradition d'une pensée émancipatrice (en histoire, philosophie, sciences politiques, sociologie, etc.), longue histoire d'une conception d'une société future, d'un autre monde possible qui anime ce que l'on fait, pense et dit aujourd'hui. Cette vision a pris des noms tels que socialisme, socialisme libertaire, anarchisme ou autre, selon la période, le contexte et la conscience politique. La théorie n'est ainsi pas divorcée de la réalité, elle en fait partie intégrante.

Réalité empirique où les faits sont la base de toute critique : le socle quotidien sur lequel repose la pensée émancipatrice et l'analyse (et ici, le journalisme est au cœur de toute interprétation des évènements présents). Bref, le double mouvement bien connu entre une perspective sur le long terme et l'analyse concrète d'une situation concrète.

Chercher l'horizon et regarder où on met les pieds.

 

Journalisme

Le rôle du journalisme est, par une information rigoureuse au service de la vérité et de la justice et dans l'intérêt du débat public, de confronter les divers centres de pouvoir (qu’ils soient politiques, économiques, militaires, corporatistes, etc.) et de les mettre en face de leurs responsabilités. Historiquement, et en toute logique, le journalisme indépendant des diverses forces et contraintes économiques et politiques s'est révélé le plus fidèle à cette mission.

Cela ne veut pas dire que les journaux dits mainstream sont inutiles, au contraire. Mais il est impératif de connaitre leur fonctionnement et les logiques intrinsèques qui les motivent pour saisir dans quel cadre le débat se développe, et quelles sont les choses qui "ne sont pas bonnes à dire", comme l'écrivait Georges Orwell. À ce titre, le modèle proposé par Noam Chomsky et Edward Herman dans Manufacturing Consent reste plus que jamais d'actualité.

Le journalisme, c'est l'histoire du présent. Ce que l'on choisit de raconter, et la manière de le raconter, encadrent notre capacité de penser certains évènements.

Histoire du présent, présence de l'histoire, présent dans l'histoire.

Pensée critique 

Penser de manière critique, c'est analyser les phénomènes et les évènements pour en faire surgir les structures dans lesquels ils évoluent.

Penser de manière critique, c'est questionner le pourquoi et le comment en se servant du quand du où du quoi du qui. C'est ainsi s'appuyer sur les faits pour poser les questions qui importent.

Penser de manière critique, c'est penser le système et ses effets.

Penser de manière critique, c'est toujours une question de vérité et une question morale.

Penser de manière critique permet de faire émerger des alternatives possibles aux injustices et oppressions systémiques.

Penser de manière critique, c'est penser le présent, le passé, et l'avenir. C'est penser l'espace aussi.

Penser le temps avec ses cycles, l'espace avec ses lieux.

Interdisciplinarité

Le monde n'est pas morcelé en disciplines imperméables. C'est un grand chaos complexe pour la conscience dans lequel on s'efforce de mettre un peu d'ordre pour faire surgir la compréhension; et l'action. La catégorisation du savoir en disciplines dans les affaires humaines est plus souvent nécessaire pour des raisons pratiques qu'intellectuelles, l'arbitraire y est souvent de mise. Le but demeure de saisir de la manière la plus complète et la plus intelligible un objet, un phénomène, un évènement.

Que les différents savoirs et les diverses méthodes nous soient donc des outils dans cette quête: revendiquons le pluralisme des approches et l'interdisciplinarité pour tenter, humblement, de jeter un peu de lumière sur les mécanismes en jeu, les structures en place, les systèmes constitués.

Une boîte plein d'outils, ouverte.

 

Imagination

Le constat politique de notre présent est nécessaire à la libération de la pensée et de l'imagination, mais l'analyse politique n'est pas incompatible avec la poésie, le lyrisme, la fiction... Pour cela ce site se veut aussi le socle d'autres histoires, d'autres manière de dire.

Je pense donc j'imagine donc je rêve donc je suis – dans le désordre.

En une phrase

Chroniques Américaines offre critiques, analyses, commentaires, mots et cris, sur les États-Unis d’abord, sur le monde ensuite, en allant puiser dans des sources rigoureuses, et ce dans une perspective qui cherche à identifier les causes structurelles se cachant derrière les symptômes de nos maladies présentes.

 

Et puis qu'il nous soit libre de discuter de ce que porte le vent –– liberté du médium.

Puis, merde, libre d'essayer au risque de se planter, libre de dire des gros mots ou de garder le silence. On fait ce qu'on peut, on essaie de faire ce qu'on veut. Et vous imaginez bien que si on me payait pour écrire des articles, Chroniques Américaines seraient bien plus nourries.  

Ceci n'est qu'un socle.

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